Méditation quotidienne

La vérité de l’Évangile

Galates 2.1-7a, 8b, 10

[Paul a écrit :] « Quatorze ans plus tard, je suis de nouveau monté à Jérusalem avec Barnabas, en prenant aussi Tite avec moi. J’y suis monté à la suite d’une révélation, et je leur ai exposé l’Évangile que je prêche parmi les non-Juifs ; je l’ai exposé en privé à ceux qui sont les plus considérés, pour ne pas courir ou avoir couru en vain. Or, même Tite, qui était avec moi, et qui était grec, n’a pas été obligé de se faire circoncire. Mais à cause de prétendus frères, des intrus qui s’étaient glissés pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ dans le but de nous asservir, nous ne leur avons pas cédé un instant afin que la vérité de l’Évangile soit maintenue pour vous. Quant à ceux qui sont les plus considérés – ce qu’ils étaient alors ne m’importe pas : Dieu ne fait pas de favoritisme –, ceux qui sont les plus considérés, donc, ne m’ont rien imposé. Au contraire, ils ont vu que l’Évangile m’avait été confié […] pour les non-Juifs […] et Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, ont reconnu la grâce qui m’avait été donnée. Ils ont donné la main d’association à Barnabas et à moi, pour que nous allions vers les non-Juifs et eux vers les Juifs. Ils nous ont seulement demandé de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire. »

Je ne suis pas étonné que le premier grand conflit dans la jeune Église chrétienne ait concerné la loi de Dieu. Car cette tentation nous poursuit depuis le commencement : Jésus suffit-il à nous sauver, ou faut-il y ajouter quelque chose ? Quand Il a souffert et est mort sur la croix — oui, et qu’Il est ressuscité ! —, était-ce vraiment terminé ? Sommes-nous en sécurité entre les mains de Dieu uniquement grâce à Jésus ? Ou devons-nous compléter Son œuvre ?

Dans ce cas précis, le débat porte sur la loi juive. Mais la même question réapparaît encore aujourd’hui, sous d’autres formes : Faut-il Jésus et autre chose ? Jésus et une vie sainte ? Jésus et les bonnes opinions politiques ? Jésus et une expérience mystique qui atteste qu’on est vraiment chrétien ?

Ou bien Jésus suffit-il ?

Jésus suffit. Paul en était convaincu, et c’est pourquoi il s’est battu avec tant d’ardeur pour préserver l’Évangile véritable. Depuis deux mille ans, les chrétiens le savent : lorsque Jésus a dit « Tout est accompli » sur la croix, Il disait la vérité. Et donc, aujourd’hui comme pour l’éternité, quiconque place sa confiance en Jésus pour le pardon et le salut reçoit tout ce dont il a besoin — l’espérance, la joie, la paix avec Dieu, la vie éternelle. Tous ces dons nous sont offerts gratuitement par les mains de Jésus — ces mains à jamais marquées des cicatrices de Son amour. Jésus est notre joie, notre Sauveur, notre chemin vers le Père — car nous vivrons en Lui pour toujours.

PRIONS : Seigneur Jésus, garde-moi de vouloir ajouter quoi que ce soit à ce que Tu as accompli pour moi. Que Ton Esprit me donne une foi véritable et la joie de T’appartenir pour toujours. Amen.

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Questions de réflexion :

  1. Pourquoi, selon vous, les gens veulent-ils toujours ajouter une exigence à la foi en Jésus ?
  2. Que devient notre foi si nous y ajoutons quelque chose ?
  3. Que ressentez-vous lorsque vous vous reposez entièrement sur le fait que Jésus a déjà tout accompli pour vous ?

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Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.

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