27 juin 2025
Job 1.21 – Il dit : « Je suis sorti nu du ventre de ma mère, et nu j’y retournerai. L’Éternel a donné, et l’Éternel a repris : que le nom de l’Éternel soit béni ! »
C’est ce que Job dit en premier lorsqu’il apprend les nouvelles, puis lorsqu’il voit ses biens réduits en cendres et ses enfants morts à cause d’un “coup du sort” inattendu. « L’Éternel a donné, l’Éternel a repris : que le nom de l’Éternel soit béni. » Pour certains, ce verset résume tout le livre. Mais l’histoire ne fait que commencer. C’est l’histoire de la transformation de la relation de Job avec Dieu. Ce n’est pas une transformation qui va de la culpabilité au pardon, car on nous dit tout au long du livre que Job est innocent (voir Job 2.3 ; 42.7-8). Non, la transformation de Job concerne sa manière de parler. Il passe d’un discours pieux, formel, sur Dieu à un discours brut et sincère adressé à Dieu.
Imaginez-vous dans la situation de Job. Les gens vous admirent parce que votre foi est solide. Et vous savez que vous devez rester fort pour eux. Vous devez dire ce qu’il faut. C’est ce que fait Job. Il serre les dents. Mais au fond de lui, autre chose se passe. Et après sept jours de silence, il laisse tout sortir. Ses amis tentent de le faire taire. Ils veulent qu’il reste dans le moule du discours religieux convenable, mais Job refuse. Il laisse jaillir un flot de questions, de plaintes et même d’accusations, adressées directement à Dieu.
Mais est-il allé trop loin ? La traduction traditionnelle vers la fin du livre peut nous faire penser cela. Dieu répond à Job dans la tempête. Il le met au défi : « Qui es-tu pour mettre en question mes plans ? » Et que répond Job ? Dans la traduction classique, Job dit : « Je me condamne moi-même et je me repens sur la poussière et la cendre » (Job 42.6). Mais certains spécialistes de l’hébreu ancien proposent une autre traduction. Ils entendent plutôt : « J’avais entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t’a vu. C’est pourquoi je suis las, et j’ai pitié de poussière et de cendre. » Dans cette lecture, Job ne recule pas : il persiste, car il sait qu’il n’a pas à se cacher devant Dieu — il est déjà en règle avec Lui. Il peut donc être honnête avec Dieu.
Il est possible que la traduction traditionnelle soit correcte et que Job se repente. Mais il est aussi possible que l’autre soit juste, et que Job ne fasse que dire la vérité de son cœur. Non pas qu’il se prenne pour Dieu, mais il ose parler avec franchise à Dieu. Et si c’est le cas, la suite nous révèle quelque chose du cœur de Dieu, car Dieu ne condamne pas Job pour sa franchise. Au contraire, il condamne ses amis pour leurs belles paroles pieuses toutes faites. Il dit qu’ils n’ont pas bien parlé de Lui, alors que Job, oui. Quelle que soit l’interprétation, toute l’Écriture nous montre que Dieu ne cherche pas seulement un discours religieux bien tourné. Il veut notre cœur. Il veut entendre ce qui s’y trouve. Il le connaît déjà parfaitement. Et en Jésus, vous êtes déjà en règle avec Lui. Alors, vous pouvez Lui parler. Vous pouvez Lui parler en vérité.
PRIONS : Père céleste, aide-moi à te parler, même parfois comme Job l’a fait, pour que notre relation soit plus profonde. Au nom de Jésus. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation écrite par le pasteur Michael Zeigler. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.