15 août 2025
Exode 3.12
Dieu dit : « Je serai avec toi. Et voici pour toi le signe que c’est moi qui t’envoie : quand tu auras fait sortir le peuple d’Égypte, vous servirez Dieu sur cette montagne. »
L’histoire de Moïse montre comment Dieu peut utiliser une seule personne de manière merveilleuse.
Après que sa mère l’a caché parmi les roseaux du Nil pour le soustraire au plan diabolique du Pharaon visant à tuer tous les nouveau-nés israélites de sexe masculin, le petit Moïse a survécu, puis s’est épanoui. Élevé et instruit comme un Égyptien, le jeune Moïse n’oublia pas ses origines hébraïques. À tel point qu’un jour, il tua un Égyptien qui maltraitait un Hébreu. Quand cela fut découvert, Moïse s’enfuit au pays de Madian.
C’est là que Dieu avait de plus grandes choses en réserve pour lui. Un jour qu’il faisait paître le troupeau de la famille, Dieu s’adressa à Moïse dans un buisson ardent. C’est alors que la mission divine de Moïse commença. Dieu voulait qu’il retourne en Égypte, qu’il se présente au Pharaon, et qu’il conduise les enfants d’Israël vers la Terre promise.
Mais cet homme appelé pour un grand destin ne fut pas impressionné. Il recula devant l’appel de Dieu pour sa vie. « Qui suis-je, moi, pour aller vers le Pharaon et pour faire sortir d’Égypte les Israélites ? » (Exode 3.11b). Même après que Dieu lui eut promis sa présence pour la mission à venir, Moïse hésita encore : « Ils ne me croiront pas, ils n’écouteront pas ma voix ; ils diront : ‘L’Éternel ne t’est pas apparu’ » (Exode 3.1b).
Quand Moïse remit en question ses capacités à parler, Dieu répondit : « Va maintenant, je serai avec ta bouche et je t’enseignerai ce que tu devras dire » (Exode 4.12). Moïse était un homme bien réel. Comme tout homme réel, il eut une dernière objection : « Ah ! Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer » (Exode 4.13b). Finalement, le frère de Moïse, Aaron, fut associé à la mission que Moïse aurait pu accomplir seul.
Finalement, l’homme au destin bégaie se tut. Son refus s’était exprimé, et sa résistance avait eu son heure. Mais Dieu allait accomplir sa volonté malgré tout. Dieu n’appelle pas toujours les plus doués pour le servir. Ses héros ont souvent des défauts assez graves pour tout faire échouer. Et ici, il semble que Moïse ait fait tout son possible pour saboter sa propre mission.
Mais Dieu accomplit sa volonté malgré les défauts et les échecs de ses serviteurs. Il transforme des vases d’argile en instruments de sa gloire par sa grâce. C’est dans la faiblesse humaine, et non dans la force humaine, que la puissance de Dieu se manifeste. L’apôtre Paul avait bien compris cela. Fort de la grâce et de la puissance de Dieu, il écrivait : « Car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Corinthiens 12.10b).
Il n’y en a qu’un seul que Dieu a envoyé sans la moindre faute. C’est l’Agneau de Dieu, sans défaut et sans tache (voir 1 Pierre 1.19), un prophète semblable à Moïse, mais plus grand que Moïse (voir Hébreux 3.1-6), semblable à nous en tout, à une exception près : Il n’a jamais péché (voir Hébreux 4.14-16).
Jésus s’est offert librement et sans égoïsme, obéissant au Père « qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2.4). Jésus est notre Serviteur dévoué et notre Sauveur ! Il n’était ni bègue ni hésitant ! Aie foi en Christ et suis-le. « En lui était la vie, et cette vie était la lumière des êtres humains » (Jean 1.4).
PRIONS : Père céleste, bénis ma bouche afin que je parle de Jésus autour de moi. Je prie en son nom. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation tirée du sermon « L’homme bègue du destin », du Rév. Dr Oswald Hoffmann. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.