22 août 2025
Juges 6.14
« L’Éternel se tourna vers lui [Gédéon] et dit : Va avec cette force que tu as, et délivre Israël de la main de Madian. N’est-ce pas moi qui t’envoie ? »
La Bible nous donne une image de Dieu – une image que nous pouvons comprendre. C’est un Dieu dont l’amour se traduit en actes. L’Écriture ne cherche pas non plus à embellir ses personnages humains. Ce sont de vraies personnes – comme vous et moi : pleines de faiblesses et de craintes, toujours prêtes à se dérober si elles en trouvent l’occasion.
L’histoire d’aujourd’hui est celle de Gédéon, le fermier devenu général dans Juges 6 à 8. Les Israélites, après avoir abandonné leur Dieu, furent livrés aux Madianites pendant sept ans. Chaque année, des bandes de Madianites et d’Amalécites venaient camper contre eux, dévorant leurs récoltes et ravageant leur pays.
C’est alors qu’un ange de l’Éternel apparut à Gédéon et lui dit : « L’Éternel est avec toi, vaillant héros » (Juges 6.12b). Mais Gédéon répondit aussitôt : « De grâce, mon Seigneur, avec quoi sauverais-je Israël ? Mon clan est le plus faible de Manassé et moi je suis le plus petit dans la maison de mon père » (Juges 6.15b).
L’ironie de cette réponse n’aurait pu être plus claire pour ce fermier hébreu. Tous ses frères avaient été tués dans de valeureuses tentatives de briser le joug madianite. Il ne restait plus qu’un peuple accablé et craintif – dont Gédéon lui-même était un parfait exemple.
Mais Dieu avait d’autres plans pour lui : « Je serai avec toi, et tu battras Madian comme un seul homme » (Juges 6.16b). Gédéon et ses hommes détruisirent l’autel de Baal et le poteau d’Achéra. Avec seulement 300 hommes déterminés, Gédéon mit en déroute une armée bien plus nombreuse de Madianites, d’Amalécites et d’autres peuples alliés.
Cela ne signifie pas que Gédéon n’a pas hésité en chemin. Il avait besoin de signes, de directives et de courage, et Dieu les lui accorda en abondance. Ainsi, Gédéon fut l’instrument de la victoire d’Israël. Mais, comme c’est souvent le cas avec l’homme centré sur lui-même, l’orgueil finit par s’infiltrer.
Des dépouilles de guerre, Gédéon fit fabriquer un éphod, un objet de culte, et Israël, fidèle à son habitude, s’y attacha. « Gédéon en fit un éphod et l’installa dans sa ville, à Ophra. Tout Israël s’y prostitua en l’adorant, et cela fut un piège pour Gédéon et sa famille » (Juges 8.27).
Tristement, Gédéon oublia qui était le véritable Héros – et le peuple avec lui. Quand apprendrons-nous à donner toute la gloire à Dieu et à dépendre de Lui pour sa grâce et sa bonté ? Ce n’est pas facile. Cela va à l’encontre de notre nature, car nous voulons toujours nous placer au premier plan.
Mais nous avons un exemple bien plus grand que Gédéon, n’est-ce pas ? Jésus, le Fils unique de Dieu, a mené une guerre que nous n’aurions jamais pu gagner – contre le péché, la mort et le diable. « Il [Dieu] a dépouillé les dominations et les autorités et les a données publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix » (Colossiens 2.15). Et cette victoire est offerte à chacun de nous : « Parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi » (1 Jean 5.4).
S’il y a quelque chose d’héroïque dans la vie, c’est bien de vivre par la foi. Voilà le vrai courage, celui que Dieu donne en abondance en son Fils. « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ » (Philippiens 4.19).
PRIONS : Père céleste, donne-nous des cœurs courageux pour vivre hardiment pour Toi. Au nom de Jésus. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation basée sur un sermon intitulé « Gédéon : le fermier général » du Rév. Dr Oswald Hoffmann. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.