Méditation quotidienne

Par amour

Philémon 1.1a, 2a, 3-5, 7-10a, 12-14a, 15-16a, 17-19a, 20b-21, 25

Paul, prisonnier de Jésus-Christ… à Philémon, notre cher collaborateur… Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! Je rends constamment grâces à mon Dieu lorsque je fais mention de toi dans mes prières, parce que j’entends parler de ton amour et de la foi que tu as envers le Seigneur Jésus et pour tous les saints… En effet, j’ai éprouvé beaucoup de joie et de réconfort à cause de ton amour, mon frère, car grâce à toi, le cœur des saints a été tranquillisé. C’est pourquoi, bien que j’aie en Christ toute liberté de te prescrire ce qui est convenable, je préfère, au nom de l’amour, t’adresser une demande : moi, Paul, vieil homme, et de plus maintenant prisonnier de Jésus-Christ, je t’adresse une requête pour mon enfant, Onésime… Je te le renvoie, lui qui est comme une partie de mon cœur. J’aurais voulu le retenir auprès de moi, pour qu’il me serve à ta place dans ma détention à cause de l’Évangile, mais je n’ai rien voulu faire sans ton consentement… Car peut-être a-t-il été séparé de toi pour un temps, afin que tu le retrouves pour toujours, non plus comme un esclave, mais mieux qu’un esclave : comme un frère bien-aimé… Si donc tu me tiens pour ton associé, accueille-le comme si c’était moi. Et s’il t’a fait du tort ou s’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte. Moi, Paul, je l’écris de ma propre main : je rembourserai… Rends-moi cette joie dans le Seigneur ! Rassure mon cœur en Christ. C’est avec confiance dans ton obéissance que je t’écris, sachant que tu feras encore plus que ce que je dis… Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit !

Imaginez l’angoisse avec laquelle Paul a rédigé cette lettre ! D’un côté, il a Onésime, un jeune frère en Christ — quelqu’un que Dieu a conduit à la foi en Jésus par les propres paroles de Paul. Et de l’autre, il a un vieil ami, Philémon, également responsable d’église dans sa ville — et qui se trouve être le maître d’esclaves dont Onésime s’est enfui.

Comment Paul peut-il réconcilier ces deux hommes qu’il aime profondément ? Comment peut-il amener Philémon non seulement à pardonner à Onésime sa fuite et peut-être son vol, mais encore à le libérer et à le traiter comme un frère dans la foi ? Et cela, dans une culture où une telle démarche était presque impensable ?

Paul demande un miracle. Et pourtant, il s’est produit. L’histoire de l’Église mentionne un évêque nommé Onésime à Éphèse, qui avait l’âge requis pour être ce même homme. Il est également mentionné dans Colossiens 4.9, où il voyage librement avec un autre ami de Paul.

Paul a obtenu son miracle, non pas par des ordres ou par la contrainte, mais en s’appuyant sur l’amour du Christ — cet amour que le Saint-Esprit a placé dans le cœur du peuple de Dieu. Cet amour jaillit dans nos cœurs parce que Jésus a donné sa propre vie pour nous libérer et faire de nous les membres de sa famille. Parce qu’il nous a aimés, nous ne sommes plus des esclaves, mais pour toujours les enfants bien-aimés de Dieu.

PRIONS : Seigneur bien-aimé, aide-moi à aimer les autres de l’amour dont tu m’as aimé. Amen.

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Questions de réflexion :

  1. Selon toi, comment les voisins ont-ils réagi lorsque Philémon a libéré Onésime ?
  2. As-tu déjà vu Dieu accomplir d’autres choses surprenantes dans ta vie ? Lesquelles ?
  3. Comment l’amour de Jésus pour toi influence-t-il la manière dont tu prends soin des autres ?

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Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.

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