12 septembre 2025
Philippiens 2.12b-13
« … travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, pour son projet bienveillant. »
Ce passage présente un paradoxe : vous devez faire votre part ; Dieu fait tout. Cela semble contradictoire, n’est-ce pas ? Les deux ne peuvent pas être vrais à la fois… ou bien ? D’un côté, Dieu vous porte comme une précieuse cargaison, et de l’autre, il vous tient pour responsable comme un agent actif et conscient.
De toute évidence, il y a eu des moments dans votre vie où quelqu’un vous a porté comme une cargaison précieuse. Votre nombril en est la preuve. Quelqu’un vous a porté, nourri, pris soin de vous et fait absolument tout pour vous. On ne vous a même pas demandé la permission. Tout était un don. En même temps, vous avez été élevé pour devenir un agent de confiance. Vous êtes une personne dotée de talents et de capacités. Un travail vous a été confié. Et il y a de sérieuses conséquences si vous négligez votre part. Pourtant, même en assumant davantage de responsabilités, vous découvrez parfois que tout reste un don. Le soleil se lève. Le ciel déverse la pluie, viennent les semailles et la moisson. Votre cœur bat. Quelqu’un vous aide, vous accorde une faveur. Même vos efforts et vos choix avisés sont rendus possibles par d’autres, ou peut-être déposés en vous dès le commencement, comme un chêne caché dans un gland. Pris isolément, ces aspects ne semblent pas s’accorder. Être un agent responsable est l’opposé d’être une cargaison précieuse. La cargaison reste immobile. L’agent agit. Comment pouvez-vous être les deux à la fois ?
Plutôt que de chercher à résoudre ce « problème », la Bible nous donne le récit véritable, dans lequel nous apprenons à embrasser le mystère, tout en étant déjà pleinement embrassés par Dieu. Considérons le livre de Nombres dans l’Ancien Testament. Il raconte comment Dieu a formé son peuple pour qu’il devienne des agents de confiance. Et lorsqu’ils ont refusé de faire leur part, Dieu a respecté leur responsabilité et les a laissés subir les conséquences de leur rébellion. Pendant quarante ans, ils ont erré dans le désert. Plus tard, Moïse revient sur cette expérience. Il leur dit que Dieu les humiliait, les éprouvait et les disciplinait « comme un homme discipline son fils » (Deutéronome 8.5). Dieu a refusé de cesser de les traiter comme des agents responsables. Mais Moïse pouvait aussi voir une autre vérité : ils étaient la cargaison précieuse de Dieu. Et le désert fut l’endroit où « l’Éternel, ton Dieu, t’a porté, comme un homme porte son fils, tout au long du chemin que vous avez parcouru… » (Deutéronome 1.31).
Nous maintenons ensemble ces deux aspects du paradoxe, car les deux vérités viennent du cœur de Dieu. Par votre baptême dans la mort et la résurrection de Jésus, Dieu a fait de vous son enfant. Il vous a relevés en Christ pour être son agent de confiance. Et il se souvient que « tu es poussière » (Genèse 3.19), poussière qu’il a créée et façonnée en êtres vivants, des êtres qui retourneraient à la poussière s’il retirait son Esprit ne serait-ce qu’un instant (voir Psaume 104.29). Pourtant, en Christ, il déclare que vous êtes sa « propriété précieuse » (Exode 19.5), sa cargaison précieuse. Vous ne pouvez pas vous sauver vous-mêmes, mais vous êtes appelés à « travailler à votre salut ». Et un jour, vous regarderez en arrière et vous direz : « Tout le bien que j’ai fait – c’était Dieu qui l’accomplissait » (voir Jean 3.21).
PRIONS : Seigneur Jésus, aide-moi à travailler avec toute ton énergie qui agit puissamment en moi. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation écrite par le pasteur Michael Zeigler. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.