Méditation quotidienne

S’asseoir à la table de Dieu

Luc 17.1a, 7-10

« Jésus dit à ses disciples : … “Si l’un de vous a un esclave qui laboure ou garde les troupeaux, lui dira-t-il, à son retour des champs : ‘Viens tout de suite te mettre à table’ ? Ne lui dira-t-il pas au contraire : ‘Prépare-moi à souper, ajuste ta tenue pour me servir jusqu’à ce que j’aie mangé et bu ; après cela, toi, tu mangeras et tu boiras’ ? A-t-il de la reconnaissance envers cet esclave parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné ? Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : ‘Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire.’ »

Ce commentaire de Jésus me fait sourire. Parce qu’il est absolument vrai : aucun maître n’inviterait son serviteur à dîner à la fin de la journée. On réserve cet honneur à un invité remarquable. Un serviteur reste un serviteur ; il mange dans la salle du personnel quand il est en repos. Mais lorsqu’il est en service, il fait ce que son maître lui demande, et il ne s’attend pas à une reconnaissance particulière — encore moins à être assis à la table du maître !

On dirait que Jésus énonce une évidence — mais c’est étonnant de voir combien d’entre nous attendent secrètement une reconnaissance spéciale de Dieu pour avoir fait rien de plus que notre devoir. Oh, nous ne le disons peut-être pas tout haut — nous avons été bien éduqués ! — mais n’y a-t-il pas parfois une petite voix intérieure qui chuchote : « Tu as donné plus d’argent que quiconque cette année… Tu as passé des heures à repeindre et à nettoyer l’église… Tu as enseigné l’école du dimanche pendant 30 ans. Dieu doit sûrement avoir une récompense particulière pour toi ! »

Et puis Jésus dit cela, et tous nos rêves insensés tombent lourdement par terre. Parce qu’Il a raison. Peu importe ce que nous avons fait, ou à quel point nous avons été héroïques, nous sommes des serviteurs inutiles ; nous n’avons fait que notre devoir. Dieu est Dieu, c’est Lui qui nous a créés, et nous Lui devons tout ; nous ne pourrons jamais faire quelque chose d’assez grand pour Le mettre en dette envers nous.

Alors maintenant que nous voilà un peu découragés…

Peut-être que nous ne pouvons pas mériter l’honneur de manger à la table de Dieu, mais nous pouvons l’attendre avec joie, parce qu’il nous est offert comme un don gratuit de Dieu ! Car voici ce que Jésus dit dans Luc 12.35-37 : « Restez en tenue de travail et gardez vos lampes allumées. Faites comme des serviteurs qui attendent que leur maître revienne d’une noce, afin de lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera. Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller ! Je vous le dis en vérité, il prendra la tenue de service, les fera mettre à table et s’approchera pour les servir. »

De qui Jésus parle-t-Il ? De nous. Et que nous demande-t-Il de faire ? Rien de plus que d’être prêts et vigilants pour Son retour. Cela ne demande pas de grands efforts, seulement un cœur aimant, confiant, plein d’espérance. Et quand Il viendra, Jésus promet qu’Il nous servira Lui-même à Sa propre table — parce qu’Il nous aime, et que nous L’aimons. Désormais, nous ne sommes plus de simples serviteurs, mais les amis de Jésus et les enfants de Dieu (voir Jean 15.15 ; 1 Jean 3.1). Jésus nous a faits ainsi par Sa souffrance, Sa mort et Sa résurrection. Voilà combien Il nous aime.

PRIONS : Seigneur, je T’aime et je T’attends. Viens vite. Amen.

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Questions de réflexion :

  1. Veux-tu que Jésus revienne bientôt ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
  2. Comment rester prêt pour Son retour ?
  3. Qu’attends-tu avec joie de Sa venue ?

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Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.

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