24 octobre 2025
Nombres 20.12-13
Alors l’Eternel dit à Moïse et à Aaron: «Puisque vous n’avez pas eu assez confiance en moi pour respecter ma sainteté devant les Israélites, vous ne ferez pas entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne.» Ce sont les eaux de Meriba parce que les Israélites contestèrent avec l’Eternel et sa sainteté fut reconnue parmi eux.
J’ai une sacoche en cuir que ma famille m’a offert. Ce n’est pas du simili, mais du cuir pleine fleur, assemblé avec des coutures solides et des rivets en acier. Elle est faite pour s’embellir avec le temps et l’usage. La marque promet une garantie de cent ans. Ils affirment : « Tes enfants se battront pour l’avoir quand tu ne seras plus là. » Je l’ai depuis sept ans maintenant, elle lui en reste donc au moins 93 devant elle. Elle commence tout juste à se patiner.
Moïse, quant à lui, est usé jusqu’à la corde. Voilà plus de 120 ans qu’il chemine, et les marques du temps se font sentir. Il est à bout de forces, il s’effiloche. Peut-être la conséquence semble-t-elle sévère : Dieu lui fait courir un marathon de quarante ans, et Il ne le laisse pas franchir la ligne d’arrivée, tout ça pour une « petite » erreur ? Mais Moïse est tenu à une exigence plus haute. Il doit représenter Dieu devant le peuple. Il faut des standards plus élevés pour ceux qui incarnent Dieu, car Dieu est saint.
La sainteté de Dieu, c’est Sa puissance à créer une œuvre d’excellence, un artisanat qui dure. Dieu fixe des exigences élevées parce qu’autrement, cela ne se patinera pas, cela s’épuisera. La norme est plus haute pour Moïse, pour Aaron, et pour tous ceux qui sont appelés à être à l’image de Dieu — c’est toi, c’est moi aussi. Ainsi, Moïse frappe le rocher au lieu de lui parler. Cela semble insignifiant, comme manger le seul fruit défendu dans le jardin. Cela paraît peu, ne pas faire confiance à la Parole de Dieu. Mais si tu ne fais pas confiance à Dieu, tu finiras par craindre, aimer et faire confiance à autre chose. Et cela devient alors ton dieu. De ces petits dieux d’imitation, tout mal découle. L’univers ne tourne plus rond, et nous nous épuisons à la tâche.
Dieu place la barre haut parce qu’Il veut que Son œuvre dure, qu’elle s’embellisse avec le temps. Mais Son standard n’est pas une simple grille de contrôle qualité. Sa norme, c’est l’amour — un amour qui se donne, un amour sacrificiel.
La norme n’est pas une liste : c’est le cœur de Dieu — ce Dieu qui ne se contente pas d’exiger de Ses enfants un standard élevé, mais qui les soutient, même lorsqu’ils échouent. Moïse échoue ici, mais il finit tout de même par entrer dans la Terre promise, souviens-toi. Quand il paraît avec Élie sur la montagne, aux côtés du Saint dont le visage rayonne de la gloire de Dieu — c’était la Terre promise (voir Matthieu 17, Marc 9 et Luc 9). Moïse a finalement fait le voyage, parce que Jésus a tenu la norme de Dieu pour nous. Il s’est donné sur la croix pour nous élever jusque dans le cœur de Dieu.
Cette sacoche en cuir que ma famille m’a offert, je l’ai emportée partout dans le pays. Les gens la remarquent souvent, là, suspendu à mon épaule : « J’adore ta sacoche », me disent-ils. La qualité attire l’œil. Ce n’est pas moi qui porte la sacoche, en réalité. C’est la sacoche qui me façonne, qui me porte. Je ne fais qu’accompagner le mouvement.
PRIONS : Seigneur Jésus, merci de me façonner pour me rendre conforme à la mesure de l’amour de Ton Père. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation écrite par le pasteur Michael Zeigler. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.