12 novembre 2025
2 Thessaloniciens 3.6-13
Nous vous recommandons, frères et sœurs, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui mène une vie désordonnée et ne suit pas les instructions reçues de nous. Vous savez vous-mêmes comment il faut nous imiter, car nous ne nous sommes pas livrés au désordre parmi vous et nous n’avons mangé gratuitement le pain de personne; au contraire, nuit et jour, dans la fatigue et dans la peine, nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun de vous. Non que nous n’en ayons pas le droit, mais nous avons voulu vous donner en nous-mêmes un modèle à imiter. En effet, lorsque nous étions chez vous, nous vous recommandions ceci: si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. Nous apprenons cependant que quelques-uns parmi vous mènent une vie désordonnée: ils ne travaillent pas mais se mêlent des affaires des autres. Nous invitons ces gens-là, et nous les encourageons par notre Seigneur Jésus-Christ, à travailler paisiblement pour manger leur propre pain. Quant à vous, frères et sœurs, ne négligez pas de faire le bien.
« Je ne veux être un fardeau pour personne. » Avez-vous déjà entendu quelqu’un prononcer cette phrase ? La plupart d’entre nous comprennent très bien ce sentiment — à tel point que nous refusons parfois de nous détendre et d’accepter la bienveillance des autres, même lorsque nous en avons clairement besoin ! Nous nous acharnons à travailler, alors que tout le monde autour de nous voit bien que nous nous épuisons — parce que nous redoutons par-dessus tout de devenir un fardeau pour autrui.
Mais peut-être devrions-nous réexaminer cette idée. Car Paul la mentionne comme un problème, mais pas pour tout le monde ni dans toutes les situations : il vise un groupe bien précis, ceux qui refusent de travailler alors qu’ils le peuvent, et qui, par leur inactivité, s’immiscent dans les affaires des autres, colportent des ragots, et causent des troubles. Ces personnes devraient travailler, car elles utilisent leur temps libre de façon nuisible, et freinent la croissance de l’Église, qui doit porter leur charge alors qu’elles-mêmes devraient soutenir les autres. Elles manquent ainsi de maturité en Christ.
Mais Paul ne s’adresse pas à nous si nous ne rentrons pas dans ce cas ! Il ne parle pas aux très âgés ou très jeunes, ni aux personnes en situation de handicap, aux malades, à ceux qui sont déjà surmenés, qui traversent un deuil, qui cherchent un emploi ou qui font face à une urgence. Si nous faisons partie de ces catégories, nous devons apprendre à nous asseoir et à recevoir les soins que Dieu nous prodigue par l’intermédiaire de notre famille, de nos amis et de l’Église. Il serait dommage de refuser cette aide par orgueil, ou par peur de perdre l’identité que nous avons bâtie sur notre travail.
Notre Seigneur Jésus est devenu notre Sauveur par amour. Il a souffert, est mort et ressuscité afin de faire de nous des enfants de Dieu pardonnés, des personnes dont la valeur ne repose pas sur ce qu’elles accomplissent, mais sur Celui à qui elles appartiennent : Dieu. Dieu nous a créés pour nous aimer, et il nous a rachetés pour la même raison. Ce n’est ni votre travail, ni l’absence de travail, qui donne un sens à votre existence ; vous existez pour être aimés de Jésus.
PRIONS : Seigneur, aide-moi à comprendre et à croire vraiment que tu m’aimes non pas pour ce que je fais, mais parce que telle est ta nature. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.